Les pratiques acceptées font l'objet de normes de formation reconnues (réglementaires ou universitaires) et sont souvent intégrées dans l'écosystème de santé. Elles ne comportent pas de risques ou de dérives dès lors où elles sont proposées par des praticiens dûment formés et diplômés. Pour être "adaptées", les pratiques "acceptées" doivent être dispensées dans le respect d'un ensemble de principes étiques accessibles dans le rapport A-MCA 2022 (ici)
Cette fiche d’information n’a pas de visée thérapeutique. Les pratiques s’inscrivent dans le champ du bien-être et ne peuvent pas guérir. Tout praticien est tenu de vous orienter vers un médecin lorsque les symptômes nécessitent un diagnostic ou lorsque le motif de consultation dépasse son champ de compétences. Attention, une même pratique peut-être acceptée, tolérée, rejetée selon un ensemble de critères définis dans le rapport AMCA 2022. Autrement dit, quelle que soit la pratique, il est recommandé de rester vigilant devant tout comportement ou discours inadapté.
Face à cette évolution, Christine CHALUT-NATAL MORIN a cherché des stratégies pour accompagner les femmes. Elle s’est formée à l’acupuncture obstétricale, et « si les bénéfices de cette discipline étaient ressentis par les femmes enceintes, celles-ci rapportaient le fait d’être insuffisamment préparées “mentalement” à supporter l’intensité de l’expérience, indique-t-elle. Je me suis alors formée à l’hypnose pour envisager une approche globale de la préparation à la naissance, l’hypnose se définissant comme une approche psychocorporelle ». Au cours de sa formation universitaire, Christine CHALUT-NATAL MORIN a travaillé sur la question de l’anxiété et des sensations physiques de l’accouchement. « Les femmes étant davantage hypnotisables pendant la grossesse qu’en dehors de celle-ci, elles ont une réactivité très forte aux suggestions, informe-t-elle. » Sujet qui a fait l’objet de son mémoire.
D'après la spécialiste, la recherche en hypnose est fondamentale : « en tant que sage-femmes, nous ne sommes pas solidement formées d’un point de vue académique et médical, à l’accompagnement de la douleur avec des stratégies comme la communication thérapeutique voire la communication hypnotique et l’hypnose, alors que ces techniques sont primordiales », soutient-elle. Si la recherche en hypnose est prolifique à l'échelle (inter)nationale, l'enjeu réside dans le fait de la rendre plus accessible à certaines professions telles que les sage-femmes.
C'est dans cette optique que la spécialiste s’engage en 2018 dans un travail de recherche doctorale, afin de justifier l’importance de cet enseignement ; travail mené sous la direction d’Antoine BIOY, professeur des universités – Université de Paris 8, directeur adjoint du Laboratoire de psychopathologie et neuropsychologie (LPN), psychologue clinicien, psychothérapeute et responsable scientifique de l’Agence des Médecines Complémentaires Adaptées (A-MCA).
L’approche adoptée est essentiellement axée sur une démarche qualitative, s’appuyant sur l’analyse d‘entretiens individuels avec une évaluation de l’anxiété avant l’accouchement. « L’enjeu de cette recherche est de comprendre les processus à l’œuvre, notamment du potentiel de l’hypnose comme processus de déconditionnement de la peur et de la douleur de l’accouchement, explique Christine CHALUT-NATAL MORIN. Nous analysons notamment le récit des femmes ayant bénéficié d’une préparation à la naissance en hypnose. » Et de poursuivre : « Notre objectif est, à partir de l’expérience subjective des femmes, de comprendre la façon dont elles se saisissent de cette approche ainsi que d’identifier les bénéfices de l’hypnose. » Les entretiens sont également menés post-accouchement, en vue d’échanger sur les ressources auxquelles elles ont fait appel. « Nous analysons ensuite les grandes thématiques exprimées autour de l’anxiété, de la douleur, afin d’identifier les thèmes majeurs et mineurs, pour ainsi organiser la réflexion sur les bénéfices de l’hypnose dans ce contexte et modéliser les processus en jeu. »
Pratiques conventionnelles à visées de soins, rassemblant des méthodes validées par la Haute Autorité de Santé.
Cette fiche d’information n’a pas de visée thérapeutique. Les pratiques s’inscrivent dans le champ du bien-être et ne peuvent pas guérir. Tout praticien est tenu de vous orienter vers un médecin lorsque les symptômes nécessitent un diagnostic ou lorsque le motif de consultation dépasse son champ de compétences. Quelle que soit la pratique, il est recommandé de rester vigilant devant tout comportement ou discours inadapté.
Face à cette évolution, Christine CHALUT-NATAL MORIN a cherché des stratégies pour accompagner les femmes. Elle s’est formée à l’acupuncture obstétricale, et « si les bénéfices de cette discipline étaient ressentis par les femmes enceintes, celles-ci rapportaient le fait d’être insuffisamment préparées “mentalement” à supporter l’intensité de l’expérience, indique-t-elle. Je me suis alors formée à l’hypnose pour envisager une approche globale de la préparation à la naissance, l’hypnose se définissant comme une approche psychocorporelle ». Au cours de sa formation universitaire, Christine CHALUT-NATAL MORIN a travaillé sur la question de l’anxiété et des sensations physiques de l’accouchement. « Les femmes étant davantage hypnotisables pendant la grossesse qu’en dehors de celle-ci, elles ont une réactivité très forte aux suggestions, informe-t-elle. » Sujet qui a fait l’objet de son mémoire.
D'après la spécialiste, la recherche en hypnose est fondamentale : « en tant que sage-femmes, nous ne sommes pas solidement formées d’un point de vue académique et médical, à l’accompagnement de la douleur avec des stratégies comme la communication thérapeutique voire la communication hypnotique et l’hypnose, alors que ces techniques sont primordiales », soutient-elle. Si la recherche en hypnose est prolifique à l'échelle (inter)nationale, l'enjeu réside dans le fait de la rendre plus accessible à certaines professions telles que les sage-femmes.
C'est dans cette optique que la spécialiste s’engage en 2018 dans un travail de recherche doctorale, afin de justifier l’importance de cet enseignement ; travail mené sous la direction d’Antoine BIOY, professeur des universités – Université de Paris 8, directeur adjoint du Laboratoire de psychopathologie et neuropsychologie (LPN), psychologue clinicien, psychothérapeute et responsable scientifique de l’Agence des Médecines Complémentaires Adaptées (A-MCA).
L’approche adoptée est essentiellement axée sur une démarche qualitative, s’appuyant sur l’analyse d‘entretiens individuels avec une évaluation de l’anxiété avant l’accouchement. « L’enjeu de cette recherche est de comprendre les processus à l’œuvre, notamment du potentiel de l’hypnose comme processus de déconditionnement de la peur et de la douleur de l’accouchement, explique Christine CHALUT-NATAL MORIN. Nous analysons notamment le récit des femmes ayant bénéficié d’une préparation à la naissance en hypnose. » Et de poursuivre : « Notre objectif est, à partir de l’expérience subjective des femmes, de comprendre la façon dont elles se saisissent de cette approche ainsi que d’identifier les bénéfices de l’hypnose. » Les entretiens sont également menés post-accouchement, en vue d’échanger sur les ressources auxquelles elles ont fait appel. « Nous analysons ensuite les grandes thématiques exprimées autour de l’anxiété, de la douleur, afin d’identifier les thèmes majeurs et mineurs, pour ainsi organiser la réflexion sur les bénéfices de l’hypnose dans ce contexte et modéliser les processus en jeu. »
Pratiques conventionnelles à visées de soins, rassemblant des méthodes validées par la Haute Autorité de Santé.
Cette fiche d’information n’a pas de visée thérapeutique. Les pratiques s’inscrivent dans le champ du bien-être et ne peuvent pas guérir. Tout praticien est tenu de vous orienter vers un médecin lorsque les symptômes nécessitent un diagnostic ou lorsque le motif de consultation dépasse son champ de compétences. Quelle que soit la pratique, il est recommandé de rester vigilant devant tout comportement ou discours inadapté.
Face à cette évolution, Christine CHALUT-NATAL MORIN a cherché des stratégies pour accompagner les femmes. Elle s’est formée à l’acupuncture obstétricale, et « si les bénéfices de cette discipline étaient ressentis par les femmes enceintes, celles-ci rapportaient le fait d’être insuffisamment préparées “mentalement” à supporter l’intensité de l’expérience, indique-t-elle. Je me suis alors formée à l’hypnose pour envisager une approche globale de la préparation à la naissance, l’hypnose se définissant comme une approche psychocorporelle ». Au cours de sa formation universitaire, Christine CHALUT-NATAL MORIN a travaillé sur la question de l’anxiété et des sensations physiques de l’accouchement. « Les femmes étant davantage hypnotisables pendant la grossesse qu’en dehors de celle-ci, elles ont une réactivité très forte aux suggestions, informe-t-elle. » Sujet qui a fait l’objet de son mémoire.
D'après la spécialiste, la recherche en hypnose est fondamentale : « en tant que sage-femmes, nous ne sommes pas solidement formées d’un point de vue académique et médical, à l’accompagnement de la douleur avec des stratégies comme la communication thérapeutique voire la communication hypnotique et l’hypnose, alors que ces techniques sont primordiales », soutient-elle. Si la recherche en hypnose est prolifique à l'échelle (inter)nationale, l'enjeu réside dans le fait de la rendre plus accessible à certaines professions telles que les sage-femmes.
C'est dans cette optique que la spécialiste s’engage en 2018 dans un travail de recherche doctorale, afin de justifier l’importance de cet enseignement ; travail mené sous la direction d’Antoine BIOY, professeur des universités – Université de Paris 8, directeur adjoint du Laboratoire de psychopathologie et neuropsychologie (LPN), psychologue clinicien, psychothérapeute et responsable scientifique de l’Agence des Médecines Complémentaires Adaptées (A-MCA).
L’approche adoptée est essentiellement axée sur une démarche qualitative, s’appuyant sur l’analyse d‘entretiens individuels avec une évaluation de l’anxiété avant l’accouchement. « L’enjeu de cette recherche est de comprendre les processus à l’œuvre, notamment du potentiel de l’hypnose comme processus de déconditionnement de la peur et de la douleur de l’accouchement, explique Christine CHALUT-NATAL MORIN. Nous analysons notamment le récit des femmes ayant bénéficié d’une préparation à la naissance en hypnose. » Et de poursuivre : « Notre objectif est, à partir de l’expérience subjective des femmes, de comprendre la façon dont elles se saisissent de cette approche ainsi que d’identifier les bénéfices de l’hypnose. » Les entretiens sont également menés post-accouchement, en vue d’échanger sur les ressources auxquelles elles ont fait appel. « Nous analysons ensuite les grandes thématiques exprimées autour de l’anxiété, de la douleur, afin d’identifier les thèmes majeurs et mineurs, pour ainsi organiser la réflexion sur les bénéfices de l’hypnose dans ce contexte et modéliser les processus en jeu. »
Les pratiques tolérées ne font l'objet d'aucune norme de formation reconnue (réglementaire ou universitaire) et sont rarement intégrées dans l'écosystème de santé, sauf exception (ex. soutien spirituel en soins palliatifs). Elles ne sont pas dangereuses dès lors où elles sont proposées en complément des soins officiels par des praticiens suffisamment formés et compétents. Cependant, elles comportent des risques potentiels et des dérives involontaires du fait de l'absence de formations officielles. Pour ne pas présenter de risques, elles doivent être doivent être dispensées dans le respect d'un ensemble de principes éthiques accessibles dans le rapport A-MCA 2022 (ici).
Cette fiche d’information n’a pas de visée thérapeutique. Les pratiques s’inscrivent dans le champ du bien-être et ne peuvent pas guérir. Tout praticien est tenu de vous orienter vers un médecin lorsque les symptômes nécessitent un diagnostic ou lorsque le motif de consultation dépasse son champ de compétences. Attention, une même pratique peut-être acceptée, tolérée ou rejetée selon un ensemble de critères définis dans le rapport A-MCA 2022. Autrement dit, quelle que soit la pratique, il est recommandé de rester vigilant devant tout comportement ou discours inadapté.
Face à cette évolution, Christine CHALUT-NATAL MORIN a cherché des stratégies pour accompagner les femmes. Elle s’est formée à l’acupuncture obstétricale, et « si les bénéfices de cette discipline étaient ressentis par les femmes enceintes, celles-ci rapportaient le fait d’être insuffisamment préparées “mentalement” à supporter l’intensité de l’expérience, indique-t-elle. Je me suis alors formée à l’hypnose pour envisager une approche globale de la préparation à la naissance, l’hypnose se définissant comme une approche psychocorporelle ». Au cours de sa formation universitaire, Christine CHALUT-NATAL MORIN a travaillé sur la question de l’anxiété et des sensations physiques de l’accouchement. « Les femmes étant davantage hypnotisables pendant la grossesse qu’en dehors de celle-ci, elles ont une réactivité très forte aux suggestions, informe-t-elle. » Sujet qui a fait l’objet de son mémoire.
D'après la spécialiste, la recherche en hypnose est fondamentale : « en tant que sage-femmes, nous ne sommes pas solidement formées d’un point de vue académique et médical, à l’accompagnement de la douleur avec des stratégies comme la communication thérapeutique voire la communication hypnotique et l’hypnose, alors que ces techniques sont primordiales », soutient-elle. Si la recherche en hypnose est prolifique à l'échelle (inter)nationale, l'enjeu réside dans le fait de la rendre plus accessible à certaines professions telles que les sage-femmes.
C'est dans cette optique que la spécialiste s’engage en 2018 dans un travail de recherche doctorale, afin de justifier l’importance de cet enseignement ; travail mené sous la direction d’Antoine BIOY, professeur des universités – Université de Paris 8, directeur adjoint du Laboratoire de psychopathologie et neuropsychologie (LPN), psychologue clinicien, psychothérapeute et responsable scientifique de l’Agence des Médecines Complémentaires Adaptées (A-MCA).
L’approche adoptée est essentiellement axée sur une démarche qualitative, s’appuyant sur l’analyse d‘entretiens individuels avec une évaluation de l’anxiété avant l’accouchement. « L’enjeu de cette recherche est de comprendre les processus à l’œuvre, notamment du potentiel de l’hypnose comme processus de déconditionnement de la peur et de la douleur de l’accouchement, explique Christine CHALUT-NATAL MORIN. Nous analysons notamment le récit des femmes ayant bénéficié d’une préparation à la naissance en hypnose. » Et de poursuivre : « Notre objectif est, à partir de l’expérience subjective des femmes, de comprendre la façon dont elles se saisissent de cette approche ainsi que d’identifier les bénéfices de l’hypnose. » Les entretiens sont également menés post-accouchement, en vue d’échanger sur les ressources auxquelles elles ont fait appel. « Nous analysons ensuite les grandes thématiques exprimées autour de l’anxiété, de la douleur, afin d’identifier les thèmes majeurs et mineurs, pour ainsi organiser la réflexion sur les bénéfices de l’hypnose dans ce contexte et modéliser les processus en jeu. »
Pratiques ne détenant pas de cadre, rarement intégrées et dont la formation n'est pas reconnue.
Face à cette évolution, Christine CHALUT-NATAL MORIN a cherché des stratégies pour accompagner les femmes. Elle s’est formée à l’acupuncture obstétricale, et « si les bénéfices de cette discipline étaient ressentis par les femmes enceintes, celles-ci rapportaient le fait d’être insuffisamment préparées “mentalement” à supporter l’intensité de l’expérience, indique-t-elle. Je me suis alors formée à l’hypnose pour envisager une approche globale de la préparation à la naissance, l’hypnose se définissant comme une approche psychocorporelle ». Au cours de sa formation universitaire, Christine CHALUT-NATAL MORIN a travaillé sur la question de l’anxiété et des sensations physiques de l’accouchement. « Les femmes étant davantage hypnotisables pendant la grossesse qu’en dehors de celle-ci, elles ont une réactivité très forte aux suggestions, informe-t-elle. » Sujet qui a fait l’objet de son mémoire.
D'après la spécialiste, la recherche en hypnose est fondamentale : « en tant que sage-femmes, nous ne sommes pas solidement formées d’un point de vue académique et médical, à l’accompagnement de la douleur avec des stratégies comme la communication thérapeutique voire la communication hypnotique et l’hypnose, alors que ces techniques sont primordiales », soutient-elle. Si la recherche en hypnose est prolifique à l'échelle (inter)nationale, l'enjeu réside dans le fait de la rendre plus accessible à certaines professions telles que les sage-femmes.
C'est dans cette optique que la spécialiste s’engage en 2018 dans un travail de recherche doctorale, afin de justifier l’importance de cet enseignement ; travail mené sous la direction d’Antoine BIOY, professeur des universités – Université de Paris 8, directeur adjoint du Laboratoire de psychopathologie et neuropsychologie (LPN), psychologue clinicien, psychothérapeute et responsable scientifique de l’Agence des Médecines Complémentaires Adaptées (A-MCA).
L’approche adoptée est essentiellement axée sur une démarche qualitative, s’appuyant sur l’analyse d‘entretiens individuels avec une évaluation de l’anxiété avant l’accouchement. « L’enjeu de cette recherche est de comprendre les processus à l’œuvre, notamment du potentiel de l’hypnose comme processus de déconditionnement de la peur et de la douleur de l’accouchement, explique Christine CHALUT-NATAL MORIN. Nous analysons notamment le récit des femmes ayant bénéficié d’une préparation à la naissance en hypnose. » Et de poursuivre : « Notre objectif est, à partir de l’expérience subjective des femmes, de comprendre la façon dont elles se saisissent de cette approche ainsi que d’identifier les bénéfices de l’hypnose. » Les entretiens sont également menés post-accouchement, en vue d’échanger sur les ressources auxquelles elles ont fait appel. « Nous analysons ensuite les grandes thématiques exprimées autour de l’anxiété, de la douleur, afin d’identifier les thèmes majeurs et mineurs, pour ainsi organiser la réflexion sur les bénéfices de l’hypnose dans ce contexte et modéliser les processus en jeu. »
Sage-femme de formation, Christine CHALUT-NATAL MORIN est également titulaire d’un Diplôme inter-universitaire (DIU) d’acupuncture et d’un DIU d’hypnose médicale et clinique. De son expérience terrain est née l’envie de mener un travail de recherche sur le recours à l’hypnose, afin d’accompagner la gestion de l’anxiété et de la douleur chez les femmes enceintes.
Mots clés : Hypnose - Anxiété - Femmes enceintes
« Exerçant depuis de nombreuses années, j’ai débuté ma carrière à une période où les femmes accouchaient sans analgésie péridurale, raconte Christine CHALUT-NATAL MORIN. La préparation des femmes à l’accouchement sans douleur, telle que formalisée par le Dr Fernand Lamaze, obstétricien, a évolué avec la généralisation de l’analgésie péridurale. » Auparavant, les futures mères étaient préparées à gérer l’expérience physique de l’accouchement et à affronter la douleur associée non seulement grâce à la préparation à l’accouchement, mais aussi au sentiment de capacité transmis par les autres femmes. L’arrivée de la prise en charge médicale de la douleur s’est paradoxalement accompagnée d’une crainte plus grande de l’accouchement, de la douleur de celui-ci, les femmes ayant le sentiment de ne pas détenir les ressources nécessaires.
Face à cette évolution, Christine CHALUT-NATAL MORIN a cherché des stratégies pour accompagner les femmes. Elle s’est formée à l’acupuncture obstétricale, et « si les bénéfices de cette discipline étaient ressentis par les femmes enceintes, celles-ci rapportaient le fait d’être insuffisamment préparées “mentalement” à supporter l’intensité de l’expérience, indique-t-elle. Je me suis alors formée à l’hypnose pour envisager une approche globale de la préparation à la naissance, l’hypnose se définissant comme une approche psychocorporelle ». Au cours de sa formation universitaire, Christine CHALUT-NATAL MORIN a travaillé sur la question de l’anxiété et des sensations physiques de l’accouchement. « Les femmes étant davantage hypnotisables pendant la grossesse qu’en dehors de celle-ci, elles ont une réactivité très forte aux suggestions, informe-t-elle. » Sujet qui a fait l’objet de son mémoire.
D'après la spécialiste, la recherche en hypnose est fondamentale : « en tant que sage-femmes, nous ne sommes pas solidement formées d’un point de vue académique et médical, à l’accompagnement de la douleur avec des stratégies comme la communication thérapeutique voire la communication hypnotique et l’hypnose, alors que ces techniques sont primordiales », soutient-elle. Si la recherche en hypnose est prolifique à l'échelle (inter)nationale, l'enjeu réside dans le fait de la rendre plus accessible à certaines professions telles que les sage-femmes.
C'est dans cette optique que la spécialiste s’engage en 2018 dans un travail de recherche doctorale, afin de justifier l’importance de cet enseignement ; travail mené sous la direction d’Antoine BIOY, professeur des universités – Université de Paris 8, directeur adjoint du Laboratoire de psychopathologie et neuropsychologie (LPN), psychologue clinicien, psychothérapeute et responsable scientifique de l’Agence des Médecines Complémentaires Adaptées (A-MCA).
L’approche adoptée est essentiellement axée sur une démarche qualitative, s’appuyant sur l’analyse d‘entretiens individuels avec une évaluation de l’anxiété avant l’accouchement. « L’enjeu de cette recherche est de comprendre les processus à l’œuvre, notamment du potentiel de l’hypnose comme processus de déconditionnement de la peur et de la douleur de l’accouchement, explique Christine CHALUT-NATAL MORIN. Nous analysons notamment le récit des femmes ayant bénéficié d’une préparation à la naissance en hypnose. » Et de poursuivre : « Notre objectif est, à partir de l’expérience subjective des femmes, de comprendre la façon dont elles se saisissent de cette approche ainsi que d’identifier les bénéfices de l’hypnose. » Les entretiens sont également menés post-accouchement, en vue d’échanger sur les ressources auxquelles elles ont fait appel. « Nous analysons ensuite les grandes thématiques exprimées autour de l’anxiété, de la douleur, afin d’identifier les thèmes majeurs et mineurs, pour ainsi organiser la réflexion sur les bénéfices de l’hypnose dans ce contexte et modéliser les processus en jeu. »